Le SIDA

1er septembre 2006 par Elodie

Pour plus d'informations sur le VIH et le SIDA, n'hésitez pas à contacter AIDES (0820 160 120, http://www.aides.org ) ou SIDA INFO SERVICE (0800 840 800, http://www.sida-info-service.org )

VIH et SIDA : c'est quoi ?

VIH désigne le Virus de l'Immunodéficience Humaine. Ce virus, lorsqu'il pénètre dans le corps, va infecter et détruire certaines cellules qui coordonnent l'immunité (défenses de l'organisme contre les microbes).

Lorsque ces cellules sont en nombre insuffisant, l'immunité n'est plus efficace. Des maladies graves dues à des microbes peuvent alors se développer. On appelle ces maladies « maladies opportunistes », parce qu'elles profitent de la disparition de l'immunité pour se développer. Lorsqu'une personne a une ou plusieurs maladies de ce type, on dit alors qu'elle a le sida (Syndrome d'Immuno Déficience Acquise)

Le SIDA me concerne-t-il ?

Selon l'Institut de Veille Sanitaire, en France environ 6700 personnes ont été diagnostiquées séropositives en 2005 (soit une progression de 15% par rapport à 2004). Parmi ces personnes, 27% sont des homosexuels masculins ! Le SIDA est toujours là, et concerne tout le monde.

Quels sont les modes de transmission ?

- les rapports sexuels non protégés avec pénétration vaginale, anale ou buccale
- les échanges sanguins, notamment par l'intermédiaire d'une seringue (partage de matériel d'injection en cas d'usage de drogues injectables, piqûre accidentelle chez un professionnel de santé, transfusion de sang avant 1985)
- transmission de la mère à l'enfant pendant la grossesse ou l'allaitement.

Les rapports sexuels sans préservatif avec pénétration anale ou vaginale sont les principaux modes de transmission du virus. Une seule relation sexuelle avec une personne atteinte peut suffire pour que la contamination ait lieu, mais elle n'est pas non plus systématique. En cas de relations bouche/sexe masculin ou féminin, les risques sont moindres, mais ils existent : les muqueuses de la bouche peuvent être un passage pour le VIH, surtout s'il existe de petites lésions (aphtes, irritation des gencives...). Les accessoires érotiques servant aux pratiques sexuelles peuvent aussi transmettre le virus. Il faut les recouvrir d'un préservatif et changer celui-ci à chaque nouvelle utilisation.

Aucune contamination ne peut avoir lieu par la salive ou les larmes. On ne risque absolument rien en partageant un repas, la vaisselle, le linge, en buvant dans le verre d'une personne atteinte par le VIH, en utilisant ses toilettes ou sa baignoire, en l'embrassant ou en la touchant. On ne peut pas être contaminé par une piqûre de moustique.

Comment se protéger ?

Les préservatifs (féminins ou masculins) sont à la fois des moyens de contraception et le seul moyen efficace de se protéger contre le VIH et certaines infections sexuellement transmissibles. (Pour plus de détails, voir la rubrique consacrée aux préservatifs)

Que faire après une prise de risque ?

Un rapport sexuel non protégé, un préservatif qui se déchire ou qui glisse, le partage de matériel lors d'une prise de drogue (matériel d'injection ou de sniff), une piqûre accidentelle... Toutes ces circonstances peuvent être à l'origine d'une contamination par le VIH (virus du sida), certaines hépatites ou d'autres Infections Sexuellement Transmissibles (IST).

24h/24, les services d'urgences des hôpitaux peuvent vous accueillir pour évaluer ce risque. Dans certains cas, un traitement peut être proposé pour limiter le risque de contamination par le VIH. Si aucun traitement n'est proposé, le médecin vous dira s'il est quand même utile de faire un test, et à quel moment, et quelle prévention adopter.

Dans ce cas, n'hésitez pas à prévenir le service d'urgence de votre arrivée, en expliquant bien que vous venez parce que vous craignez d'avoir pris un risque de contamination par le virus du sida. Vous n'en serez que mieux accueilli.

Sida Info Service peut vous orienter vers le service le plus proche de chez vous.

Même s'il est trop tard pour envisager un traitement d'urgence, cela ne veut pas dire qu'il n'y a rien à faire. Pour savoir si vous avez ou non été contaminé par le VIH, la solution consiste à faire un test de dépistage.

Dois-je faire un test de dépistage ?

Quand on a pris un risque, ou tout simplement lorsqu'on veut savoir où on en est par rapport au VIH (virus du sida), le test de dépistage est l'unique solution. Il est réalisé sur une simple prise de sang prescrite par un médecin.

Le test de dépistage est un examen biologique qui peut être prescrit par tout médecin. On peut, par exemple, en parler à son médecin traitant.

Il existe également dans tous les départements français des lieux spécialisés, les Centres de Dépistages Anonymes et Gratuits (CDAG), qui sont également habilités a effectuer le dépistage des hépatites B et C, et, dans certains centres, d'autres Infections Sexuellement Transmissibles (IST). Sida Info Service peut vous indiquer le centre le plus proche de chez vous.

Les Centres de Planification Maternelle et Infantile (PMI) et les Centres de Planification ou de Planning Familial peuvent également proposer un dépistage gratuit.

Toutes ces informations sont tirées des sites internet de AIDES (http://www.aides.org) et SIDA INFO SERVICE (http://www.sida-info-service.org)


MAG - Association loi 1901 déclarée au Journal Officiel le 2 mai 1985 / MAG- Jeunes Gais, Lesbiennes, Bi et Trans (JO du 7 mars 2009)
Agrément Jeunesse et Education Populaire 2 janvier 1999 (nº75 JEP 98-10) - Renouvelé le 30 mai 2007 (nº75 JEP 07-05)
Avec le soutien de la Mairie de Paris, de la région Ile de France et de l’Union Européenne
Courrier : 106, rue de Montreuil - 75011 Paris - tél : 01 43 73 31 63 - e-mail : voir la page de contact
Réalisé par JeanNo ! pour le MAG - © MAG : Jeunes Gais, Lesbiennes, Bi et Trans - Reproduction interdite - Plan du site